Enivrantes Montagnes



La vie nous amène parfois dans des endroits sublimes ou nous donne l'occasion de prendre des photos que l'on aime particulièrement. Sans prétention, cette rubrique n'a pour objectif que de partager des clichés que j'aime beaucoup, avec pour thématique les paysages de montagnes.

Ces 13 images ont été prises entre 2013 et 2017 dans des lieux aussi variés que l'Angleterre, l'Italie, la Corse, les Cévennes, les Vosges, les Pyrénées et les Alpes.

Comme les autres images de ce site, les fichiers sont sous licence Creative Commons (CC-BY-SA-NC). N'hésitez pas à les réutiliser et à me demander les fichiers HD.

Bagni di Petriolo, Italie, novembre 2014

Lac des Alpes, France, octobre 2014

Nord de la Corse, octobre 2015

Alpes, France, octobre 2014

Lincou, village au bord du Tarn, Cévennes, France, avril 2016

Peak District National Park, Angleterre, juillet 2016

Arlena di Castro, Italie, novembre 2014

Alpes, France, octobre 2014

Au dessus des nuages, Cévennes, France, novembre 2016

Monterosso al Mare, Italie, mars 2015

Couché de soleil sur les Pyrénées ariégoises, France, juillet 2017

A partir de la Madonne d'Utelle, Alpes, France, novembre 2014

Vosges, France, août 2013

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Paris, par Hélène Legay
Berlin, par Hélène Legay
Fragments de Nuit, par Hélène Legay

Paris
en Noir & Blanc



J'ai vécu à Paris pendant plusieurs années. Mon argentique dans le sac, j'ai immortalisé des moments de vie, ici et là. Cette série de 17 clichés apporte une athomsphère de la vie parisienne telle que je la ressentais lorsque je sortais de chez moi. Rien d'extraordinaire. Aucune prétention. Juste un partage.

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Berlin, par Hélène Legay
Fragments de Nuit, par Hélène Legay

Die Nachte in Berlin



Quelques jours à Berlin, avec pour point d'orgue ce premier de l'an, si important, si vivant, si présent dans la capitale de l'Allemagne.

Je crois qu'il a toujours fait nuit pendant ce court séjour berlinois. Mon esprit n'était pas à la fête mais plutôt à la contemplation. Les lumières, les décors, les grafitis que tout le monde remarque quand il arrive dans la ville, les rires, les petites choses...

Berlin. Ville de la culture underground et des squats Je ne comptais plus le nombre de personnes qui m’ont dit : »il faut que tu ailles à Berlin ». Je n’avais rien préparé avant de partir. J’ai été plongée la tête dedans. Une colocation de dix personnes à Neueköln, l’un des quartiers d’immigrés au sud de la ville. La porte était ouverte à ceux qui frappent : des amis, des amis d’amis. Chiliens, mexicains, belges, boliviens, italiens et de nombreuses autres nationalités. On parle anglais, italien, espagnol, français et même un peu allemand. Deux chiens. De la musique électro en permanence dans le salon. De belles peintures et des affiches de courants artistiques divers sur les murs, de Van Gogh à la photographie contemporaine en passant par du dessin, du graph, du Dali et des albums de vinyles.

Le fond du couloir de l’entrée est rempli de bouteilles de bières vides. A peine entré, tu n’es pas accueilli dans le sens propre du terme mais j’ai eu la sensation de déjà faire partie des murs. Tu es là et personne ne songe à te demander ce que tu fais là.

Il est 22h30. Quels sont les plans pour la soirée ? Un festival trans de 3 jours non-stop à 35€, décrite comme la soirée de l’année, un autre à 9€, de multiples bars et boites. On présente toutes les options sans faire de choix.

Il est bientôt minuit, bientôt 2013, rendez-vous sur les toits de l’immeuble pour observer le plus grand et le plus long des feu d’artifice de ma vie. Tous les habitants semblent se mettre à l’ouvrage. C’est complètement anarchique. C’est magique. Je ne sais pas où donner de la tête.

Nous partons pour cette soirée, réputée la meilleure de l’année. Un complexe sportif sur quatre étages transformé en boite. Cinq salles de musique électro trans au sein desquelles des DJs se relayent toutes les heures et demi. Des bars avec des boissons à tarifs raisonnables, de quoi manger un espace pour se reposer, un autre pour se faire peindre le visage et le corps avec des couleurs fluo qui ressortent à la lumière noire dont est allumé l’espace. Le plus impressionnant sont les décors. Chaque espace a été travaillé avec des bâches peintes, des fils de couleurs et autres ornements. Des dizaines de vidéoprojecteurs diffusent des dessins psychédéliques.

A mon grand étonnement la boisson principale n’est pas la bière mais l’eau. Par contre, toutes sortes de substances m’ont été proposées : MB, acide, LSD, ecstasy et j’en passe. Tous les âges (de plus de 16 ans) et toutes les catégories sociales semblent être représentées et les jugements inexistants. Je ne pensais pas que ce type de soirée puisse être l’un des monde les plus ouverts et sans préjugés que j’ai connu.

Le lieu, la musique et les personnes qui m’entourent me laissent porter dans une léthargie consciente très agréable. J’observe le lieu, les gens, le DJ, les mouvements, les lumières, les décors, je ferme les yeux, je danse, je ressent chaque parcelle de mon corps, mon esprit se vide tout en continuant à réfléchir, j’ai l’impression d’être dans un rêve éveillé, de me reposer, de me vider de toute cette énergie négative. La soirée continue. Je ne me sens pas fatiguée alors que je n’ai pas dormi depuis plus de 24h.

Le soleil se lève. Les rues sont jonchées de déchets, essentiellement les restes de feux d’artifices mais également des bouteilles de bière et autres détritus. Une semaine plus tard, la ville ne se sera toujours pas complètement remise de cette soirée du nouvel an.

Berlin n’est pas une belle ville. J’avais en tête les images des ses murs tagués. Je ne pensais pas que c’était à ce point omniprésent. J’en suis presque à me demander s’il existe une devanture de bâtiments qui ne le soit pas.

Berlin underground. Berlin des squats. Berlin et ses ruines, anciennes industries laissées à l’abandon. Un guide nous donne un aperçu de l’histoire des tags et des squats. La guide est une musicienne qui joue dans un groupe de musique électro et un autre de musique pop. Arrivée à Berlin pour des vacances, elle n’en est jamais repartie. Ville fascinante, paradoxale. Capitale politique mais ville pauvre dans la 4ème puissance économique du monde. Elle ne semble pas s’être remise des ravages de la seconde guerre mondiale, de la guerre froide et de la chute du mur.

Peu de temps après avoir décidé de partir à Berlin, j’ai trouvé par terre dans ma rue un petit livre. « Berlin est trop grand pour Berlin ». J’ai essayé de le lire plusieurs fois mais je n’ai pas réussi. Peu importe. Je comprends désormais la signification de ces mots.

Les avenues sont gigantesques, des espaces immenses laissés à l’abandon, comme si personne ne voulait occuper ces sols. Un contraste impressionnant par rapport à Paris et Londres.

Je comprends l’amour que beaucoup de personnes rencontrées sur ma route portent à cette ville. Si l’on reste quelques temps, il doit être extrêmement facile de vivre dans un univers que l’on ne trouvera nulle part ailleurs, un monde de musique électro, trans, minimale, alternative, de street art et autres mondes que n’ont ne découvre pas dans les médias traditionnels. Un univers ouvert à tous ceux qui respectent leurs valeurs et modes de vie, d’où qu’ils viennent. Un univers où la publicité et les multinationales sont décriées et les boycotts respectés.

Je n’ai pas fait le tour de Berlin, je suis restée dans les quartiers sud et est : Neueköln, Kreuztberg, Fredriechein, ces quartiers réputés pour leurs côtés alternatifs. Je ne suis pas allée dans ces autres lieux dits plus touristiques ou plus « germaniques » comme les appellent les habitants que j’ai croisés. Ils n’ont sûrement rien à voir. Je n’ai passé que 8 jours à Berlin, je n’aurai pas l’arrogance de dire que je sais comment elle est. Je la présente ici telle que je l’ai ressentie et qu’on me l’a présentée.

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Fragments de Nuit, par Hélène Legay

Fragments de nuit



A l'instant précis où vous lisez ces lignes, six miliards d'êtres humains vivent, bougent, travaillent, dorment, s'amusent sur la Terre. Six milliards d' êtres humains qui vivent chacun une vie différente des autres, des situations différentes des autres. Beaucoup se croisent l'espace d'un instant, d'une heure, d'une vie mais chacun, évolue différement de l'autre. Voiçi une série de photographies qui cherche à représenter cet état. Les situtions, des lieux, des gens...

Tout cela auraît pu se produire à la même seconde, qui sait ?

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